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" La course camargaise, ce n'est pas la corrida ! " protestent les adeptes de cette tradition...

Ce n'est pas pour autant acceptable... Si la mise à mort précédée de sa panoplie de tortures n'est pas dans la course camargaise, le taureau n'est pas à la fête... Il n'a pas la capacité de voler et pourtant, photos à l'appui, il semble le faire dans sa poursuite des razeteurs, la chute ne sera pas douce... Ce n'est pas un acrobate, mais il saute les barricades et se jette contre elles pour stopper sa course... Est-ce vraiment le comportement naturel d'un taureau ? Est-ce que l'on a déjà vu ce type d'exhibition chez les taureaux libres, dans le pré ? Est ce que cela ne ressemble pas davantage aux traitements infligés aux animaux du cirque ? .Est-ce que l'on n'est pas en droit d'évoquer le mépris de l'animal et sa maltraitance ?

Crochet du razeteur

Avant le début de la course, on attache entre les cornes du taureau, une cocarde, maintenue par deux ficelles nouées autour de chaque corne, auxquelles on ajoute un gland. Le but sera d’arracher l’un de ces attributs : la cocarde, les glands, la première et la deuxième ficelle. Les attributs sont primés.


Dès qu'il entre dans l'arène, le taureau est confronté à des hommes qui courent autour de lui et devant lui pour le provoquer ; ce sont les razeteurs. Ces hommes doivent arracher un des attributs. Pour y parvenir, ils sont armés d'un crochet métallique, véritable arme de poing. Par défense, le taureau poursuit ces hommes qui sautent alors derrière les barricades contre lesquelles l'animal, dans sa course, est projeté violemment. Répétés à maintes reprises, ces chocs brutaux occasionneront parfois des lésions aux pattes entraînant des claudications. Il faudra alors soigner pendant plusieurs semaines le taureau avant qu'il ne soit apte à retourner dans l'arène pour une autre course camarguaise.


L'arme du razeteur est également la source de multiples blessures. Frappé de nombreuses fois sur la tête avec cette dernière, le taureau en ressentira la douleur. Il n'est pas rare de voir des blessures ouvertes et, hélas, de nombreuses fois des lésions aux yeux allant jusqu'à la perte d'un œil.


Les courses camarguaises viennent en clôture de la saison tauromachique, à Nîmes et Arles.



Henri Laurent explique dans "Le Midi Libre", qu'autrefois, les razeteurs s'appuyaient sur la tête des taureaux. Ainsi, si le crochet glissait sur le frontal, le taureau pouvait encore se protéger en fermant l'œil. Aujourd'hui, la manière de mettre la main a changé, le geste est plus développé, ce qui entraîne, quelquefois, des blessures au niveau de l'oeil du taureau.

Course camarguaise à la cocarde

Crochet du razeteur