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C’est à 12 heures, le 6 Juillet, que des milliers de personnes, jeunes, pour la plupart, se rassemblent devant la mairie, sur la Plaza Consistorial, tandis que d’autres convergent vers la Plaza del Castillo pour attendre que résonne le «Pamploneses, Pamplonesas, Viva San Fermín, Irunshemes, Gora San Fermín », qui marque l'ouverture des encierros les plus célèbres.


La ville est en liesse, le champagne coule à flots. Presque tous les hommes sont vêtus de blanc et chacun noue autour de son cou l’indispensable foulard rouge. La fête durera 9 jours. Neuf jours de fête, mais aussi, pour les taureaux, 9 jours d’encierros, 9 jours d’enfer, la mort au bout de l’épreuve...


Les encierros sont des lâchers de taureaux dans les rues de la ville, dans un parcours fermé, qui se déroulent chaque matin à 8 heure durant la période du 7 au 14 juillet. Ces taureaux sont destinés à mourir chaque après-midi dans les arènes.

L’encierro emprunte toujours le même trajet, du centre de la ville jusqu'aux arènes, sur une longueur de 900m environ. Au préalable, avant le sacrifice du taureau, la fête païenne réclame la bénédiction catholique qui lui est acquise sans formalité. C’est à 7 heures 55 très précises, au point de départ de la course, que sera dite la prière, sous forme de cantique, adressée à «San Fermín», devant sa statue. Le pétard qui annonce le lâcher des taureaux retentit à 8 heures, l’encierro se terminera dans les arènes où sera tiré au sort, plus tard, les taureaux et matadors qui seront désignés pour telle ou telle autre corrida.


Pendant le week-end, la foule grossit encore, rendant l'encierro plus dangereux et plus difficile. Ce sont ces jours-là que l’on dénombre le plus d’accidents mortels, malgré les mises en garde de la municipalité et les consignes de sécurité qui ne sont pas suivies. La règle qui consiste à respecter l'animal, à courir devant lui sans le toucher, à laisser la place à d’autres coureurs est rarement mise en pratique. Ceux qui courent devant les taureaux regardent sans cesse derrière, pour évaluer la distance qu'il y a entre les bêtes et eux-mêmes ; résultat, ils se heurtent aux autres participants qu'ils entraînent dans leur chute et sont piétinés par ceux qui suivent, et, souvent, par le taureau. Mais le taureau exacerbé par cette foule bruyante s'acharne parfois sur ceux qui sont à terre, et à ce moment-là, la fête n'a plus de réjouissance que le nom... Ce qui n'empêche pas qu'année après année, les encierros de San Fermin font le plein. Les blessés ne se comptent plus, les morts sont désormais compris dans les statistiques mais c'est ce qui pimente la course, car ceux qui reviennent ce sont ceux qui ont vu tomber les autres, eux s'en sont sortis... Pour cette fois...


Il faut ajouter que la boisson est consommée sans modération et que beaucoup sont sous l’effet de l’alcool. La sangria a toutes les faveurs, de plus, elle est à la portée de toutes les bourses. Elle sera également présente dans les arènes, pendant les corridas ainsi que d’autres boissons alcoolisées accompagnant des collations conséquentes : Plateaux campagnards, fruits de mer, daube de taureau, fromages et desserts, qui seront partagés et consommés avec d’autres spectateurs, pendant le « spectacle », après que le 3ème taureau ait été mis à mort; les appétits n’étant pas affectés par le dénouement de la corrida.


Ces corridas sont organisées par une association caritative qui  prend tout en charge, depuis la vente des places, le plus souvent par abonnement (et revendues à prix d’or, au marché noir, le jour de la corrida), la sélection de l’élevage de taureaux et le  choix des matadors, c'est la Casa de Misericordia, surnommée " la Meca ", qui œuvre en faveur des personnes âgées...

Les encierros de San Fermin

Fête païenne,

sous le patronage de I


la " Sainte Eglise Romaine "