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[Samba execute son numéro]
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SAMBA est une éléphante capturée au Kenya dans les années 1980, après que le groupe auquel elle appartenait ait été abattu sous ses yeux. Placée dans une ferme, elle fut vendue au Continental Circus.


Depuis que les siens ont été tués, elle n'a plus jamais été en contact avec d'autres éléphants, ce qui est pourtant vital pour son équilibre ; les éléphants ne vivent jamais seuls mais toujours en groupes familiaux.


Son dompteur la contraignait régulièrement, presque chaque soir, à effectuer un numéro où elle mimait sa mise à mort. Elle devait également marcher sur les genoux exercice particulièrement douloureux pour un éléphant. De l'aveu même du dresseur, ce numéro leur est très difficile. 


Selon Martin Saller et Karl Gröning :

"Le simple fait de s'agenouiller sur les deux pattes représente déjà une forte contrainte pour les articulations et la colonne vertébrale de l'éléphant".


Les Dr Helmut Pechlaner et Harald Schwammer considèrent que "Ces positions peuvent causer des blessures aux articulations et aux disques intervertébraux des éléphants adultes, ainsi que des fissures dans les ongles. Quant aux exercices d'équilibre, ils peuvent être à l'origine de dérangements moteurs dans les articulations du coude et du genou".


Le 20 Mai 2003, à Rochefort du Gard, n'ayant pas exécuté son numéro comme son dompteur l'exigeait, lorsqu'elle quitte la piste, ce dernier l'enferme dans un camion la roue de coups de bâton sur tout le corps, n'épargnant ni sa tête, ni sa trompe, ni ses pattes. Des personnes adultes et des enfants sont témoins de la scène. C'est grâce aux cris de protestation des adultes et aux pleurs des enfants que son dompteur cessa de la battre.

One Voice saisi des faits, a aussitôt porté plainte auprès du Tribunal de Grande Instance de Nîmes. Dans le dossier, figurait également les dépositions des témoins de la scène.


Une plainte accompagnée de témoignages !


Mais ce n'est "qu'un" éléphant…


La plainte fut classée sans suite en Mai 2004.


One Voice voudrait la garde de Samba pour la placer dans un sanctuaire qui abrite des éléphants d'Afrique.





AVIS de DOMPTEURS et de SPECIALISTES à propos du dressage des éléphants



De nombreux témoignages de dompteurs et de spécialistes du cirque confirment l'usage de la violence dans le dressage. Dans un témoignage accablant le dompteur Vladimir Deriabkine  dénonce (1) ces méthodes en ces termes :

"Vous avez sans doute remarqué que tous les dresseurs d'éléphants, pendant les représentations, ont à la main une cravache de cuir ornée d'une fleur au bout. Le dresseur s'approche de l'animal, fait un geste gracieux de la main et l'éléphant, comme s'il obéissait à la fleur, se dirige gentiment vers l'endroit qu'on lui indique. Mais aucun des spectateurs ne sait que la magnifique rose cache en fait un crochet acéré, qui viendra se planter dans l'oreille de l'éléphant au moindre signe de désobéissance.

C'est ainsi dans tous les cirques du monde."


One Voice confirme à travers ses enquêtes qu'effectivement, des cirques aussi importants qu' Alexis Grüss ou Pinder ont systématiquement ces piques lors des représentations.


Questions à Vladimir Deriabkine:

- "Est-il vrai que, parmi ses animaux, le dresseur est comparable à un chef de meute ?"


- Vladimir Deriabkine: Il n'est chef que tant qu'il a une cravache à la main. La seule loi est celle de la peur. J'ai toutefois entendu dire que Nikolaï Pavlenko, le dompteur, lui, n'utilisait jamais de cravache. Quelles punitions emploie-t-on, hormis les coups? La faim. On prive l'animal de nourriture pendant deux ou trois jours, jusqu'à ce qu'il fasse ce qu'on lui demande.


- "Existe-t-il de gentils dresseurs ?"


- Vladimir Deriabkine: "Et des gardiens de prison, des bourreaux gentils, vous en connaissez ?


Il faut être clair : la cruauté naît avec le dresseur.


Je me souviens d'un numéro qui s'appelait "Les mains entrelacées" : un éléphant tendait sa patte, un tigre posait sa patte dessus et, pour finir, le dresseur lui-même mettait sa main. C'était une sorte de vision symbolique de l'amitié entre l'animal et le dompteur. En fait, derrière cette image poétique, il n'y a que de la violence. Essayez donc de faire se serrer la main à des ennemis jurés ; ils n'accepteront que si vous les menacez de mort. Ils vont obtempérer. Mais, dès que vous ôterez la menace, ils se sauteront à la gorge.


Les dompteurs suggèrent aux spectateurs que les animaux de cirque sont eux aussi des artistes. Après leurs numéros, ils les font saluer et on les applaudit. Ce salut de l'animal est lui aussi obtenu sous la contrainte, c'est une immense humiliation et une escroquerie : un homme vous bat et vous devez lui embrasser les pieds. Naturellement, les animaux de cirque sont des artistes. Mais on ne leur demande pas leur avis ! Vous vous souvenez de ce numéro où des colombes viennent se poser sur le canon d'un fusil tenu par leur dresseur? Il tire, mais le coup de feu n'effraie pas les colombes, elles ne bougent pas et restent tranquillement perchées. Si vous attachez des colombes normales à un fusil et que vous tirez, que se passe-t-il? Elles meurent de peur. Alors, quel était le truc ? Une accoutumance progressive. On tirait près des colombes, on les assourdissait jusqu'à ce qu'elles s'habituent. Ou qu'elles deviennent sourdes."


(1) - Vladimir Deriabkine était l'un des plus grands montreurs d'ours d'URSS. Un jour, il n'a plus supporté les mauvais traitements qu'il infligeait aux animaux. Il a rompu avec sa profession et avec la loi du silence qui l'entoure.

Il décida de parler dans une interview d'une cruauté difficilement soutenable à un journal moscovite, cette interview a été reprise par " Courrier International " en février 2000.


Jean Richard, du cirque du même nom, raconte, de l'un de ses confrères :

"J'ai vu le directeur Franz Althoff, qui possède le plus grand groupe européen actuel, arrivant à quatre mètres de la tente de ses quinze éléphants, se mettre à hurler en allemand. Immédiatement, les quinze pachydermes commençaient à pisser de peur !"


L'entraîneur d'éléphants George Lewis raconte dans son livre  "I loved Rogues" des exemples de mauvais traitements infligés aux animaux. Voici la traduction française d'un extrait du livre qui démontre la sensibilité d'un éléphant :

" Un jour, pendant l'entraînement des éléphants dans le "ring", on pressait les éléphants de faire leurs acrobaties. Sadie ne comprenait pas ce qu'on voulait d'elle. Frustrée, elle a essayé de sortir du " ring ". Nous l'avons ramenée dans le "ring" et avons commencé à la punir d'être si stupide. Nous avons subitement arrêté, nous nous sommes regardés ébahis, incapables de parler… Sadie pleurait comme un humain. Elle était étendue sur le sol et on pouvait voir les larmes couler sur sa face et des sanglots secouer son gros corps. "


Dick Gregory témoigne :

- "En travaillant comme activiste des droits civils avec le Révérend Martin Luther King Jr, nous étions en quête de justice par des moyens pacifiques. Dans les années 60, j'ai participé à toutes les manifestations des droits civils, qu'elles soient majeures et la plupart "mineures ", dont la Marche sur Washington et la Marche de Selma à Montgomery.

Sous la conduite du Dr King, je me suis totalement engagé contre la non-violence, convaincu que la non-violence signifiait l'opposition à la mise à mort, sous quelque forme que ce soit.


J'ai ressenti le commandement « tu ne tueras point » appliqué aux être humains, non seulement dans leurs rapports les uns envers les autres, guerre, lynchage, assassinats, meurtres, mais aussi dans leurs pratiques à tuer les animaux pour la nourriture et le sport.


Quoiqu'en disent les gens du cirque, il n'y a pas d'autres moyens pour persuader un éléphant à « danser » ou un tigre à bondir à travers des cerceaux, sans la menace de la punition ou de la violence. Les dompteurs portent des fouets, les dresseurs d'éléphants utilisent des "pics" (instruments métalliques pointus et coupants utilisés à donner des coups, à piquer dans des endroits sensibles). Derrière les coulisses, les dompteurs utilisent souvent des aiguillons électriques et des massues pour arriver à leurs fins.


Une année, Kenny, bébé éléphant du cirque Ringling est mort sur la route. Il a été forcé d'exécuter des numéros lors de deux spectacles puis dans un troisième, alors qu'il était malade. Après le 3ème spectacle, il s'est couché et mourut. Kenny était âgé de 3 ans seulement et aurait pu vivre avec sa mère, à l'état sauvage, pendant 15 ans."



Désormais, c'est au sein du cirque "International cirque d'Europe" qu'est  tenue captive Samba.

Mais ceux qui la détiennent lui ont donné un nouveau nom, elle s'appelle maintenant Tania.


Si vous avez l'occasion de voir Tania, sous un chapiteau ou près d'un cirque, elle est facilement reconnaissable, elle a une seule défense située à gauche. Son oreille gauche a été également coupée dans le bas, prévenez One Voice qui se bat pour obtenir sa libération depuis de longues années.

Samba l'éléphante maltraitée et  terrorisée