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Ils ont appelé cette photo :

"Notre lion"

Le  lion, menacé d'extinction à moyen terme

Le lion  panthera leo vivait, dans des temps reculés, en Europe méditerranéenne, en Afrique, et en Asie orientale. Aujourd’hui, il n’existe plus qu’en Afrique subsaharienne, majoritairement dans des parcs nationaux. Il y a environ 300 lions de l’espèce panthera leo persica qui vivent dans une réserve indienne de la forêt de Gir (dans l'état de Gujarat), au Nord-Ouest de l’Inde, il est légèrement plus petit que son cousin d’Afrique, et sa crinière est plus courte.


L’UICN (Union Internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources, qui recense plus de 5400 espèces d’animaux exposés à un risque élevé d’extinction dans un avenir proche, lui attribue le statut vulnérable (VU), c'est-à-dire, confronté à un risque d’extinction à l’état sauvage élevé, et à moyen terme.


Un groupe de lions est composé de 5 à 10 femelles apparentées et de leurs lionceaux.

Les mâles adultes, généralement, ne sont pas plus de 3.

 

Les lionnes mettent bas en même temps, après une gestation de 15 semaines environ. Elles resteront dans le groupe jusqu’au dernier moment, ensuite, elles iront à la recherche d’un buisson épais, d’une grotte ou d’un éboulis pour se cacher et mettre au monde leurs petits. Parfois elles sont accompagnées d'une autre lionne qui sera la "tante" des petits et se substituera à la mère lorsque celle-ci  partira chasser. Les portées comptent en général de 1 à 4 lionceaux au maximum puisque la lionne n’a que 4 mamelles. En captivité il y a eu parfois 9 petits dans la même portée, mais il faut attribuer cette exception à la suralimentation et à la vie sans danger dont bénéficient les animaux des zoos, c’est le seul point positif de la captivité. Lorsque les lionceaux auront 8 semaines, les femelles les mèneront respectivement avec ceux des autres lionnes, elles les allaiteront indifféremment jusqu’à leur sevrage, à 6 mois.


Dès lors, ils ne peuvent plus compter sur leur mère pour les nourrir. Il faudra qu’ils se fassent une place parmi les autres, au moment du repas, à la curée. Ce sont les lionnes qui chassent, pourtant, ce sont elles qui mangeront en dernier lieu, juste avant les petits. Apprenant qu'il faut montrer sa force pour acquérir le droit de manger, les lionceaux comme leurs aînés rugissent et se battent entre eux pour accéder aux carcasses, ce qui sera généralement toléré par les vieux lions qui établiront aussitôt la hiérarchie des prérogatives : le plus faible le cède  au plus fort, les femelles passent après les mâles et les lionceaux sont subordonnés aux femelles.

Le mâle dominant mange le premier et le plus jeune et le moins combatif, en dernier. Cet ordre demande juste de la patience, mais lorsque la nourriture vient à manquer une impitoyable sélection naturelle s’abat parmi les lionceaux. Un lion adulte peut consommer jusqu’à 18 kg de viande en une seule fois et ne plus faire de repas avant 3 jours.

Vers l’âge d’un an, les jeunes lions doivent affronter une difficile épreuve: l'apparition de leurs dents d'adulte dont la percée est douloureuse et s'accompagne d’accès de fièvre. Les lionceaux deviennent nerveux, ils maigrissent et certains s'affaiblissent au point de succomber à la première affection.


La lionne ne reste pas toujours à côté d’eux, mais malheur à qui oserait profiter de son absence pour approcher les lionceaux. Si les petits crient, elle surgira rapidement et rien ne pourra éviter sa charge sauf  un coup de fusil. Les lionceaux capturés dans la nature ne sont pas tous des orphelins accidentels…


Les lionnes vivront toute leur vie, jusqu’à 20 ans, dans le même groupe, tandis que leurs petits, mâles, seront chassés vers l’âge de 3 ans, à leur maturité sexuelle et sociale.

Ils formeront alors un nouveau groupe avec 2 ou plusieurs autres jeunes mâles. Quand les mâles de ce clan atteindront 5 à 7 ans, ils chercheront à prendre le pouvoir sur une nouvelle communauté, cela se produit, généralement lorsque le lion de ce groupe est vieux ou  malade, ou dominé par le nombre des envahisseurs. La prise de pouvoir est rapide et brutale. Le vieux dirigeant est souvent tué, au mieux, il est chassé, et condamné à vivre solitaire. Tous ses descendants non sevrés sont tués par le conquérant qui veulent transmettre leurs gènes et ne peuvent le faire si les lionnes élèvent les lionceaux d’un autre. Les nouveaux dirigeants seront à leur tour chassés par de nouveaux venus au bout de 2 ans environ.


La population des lions africains est en déclin, victime de la maladie et de la colère des fermiers. Chaque année, un lion mange en moyenne un bovin ou 3 moutons, ce qui en fait l’ennemi des éleveurs qui pourraient s’en protéger en faisant dresser des hautes barrières dissuasives mais et il revient moins cher de le tuer et même de l’empoisonner. Les autres  menaces qui pèsent sur le lion sont les maladies : la tuberculose bovine dont le premier cas est apparu en 1995, et la plus meurtrière des deux : le VIF, Virus de l’immunodéficience féline, une maladie semblable au sida. Le système immunitaire du lion est détruit par le lentivirus. Selon une estimation, les lions ne seraient plus que 23 000 contre 230 000 dans les années 1980, un peu moins selon d’autres sources.


Et puis il y a l’ennemi héréditaire, l’ennemi de toujours : l’homme.

L’homme qui au fil des siècles a inventé des armes aussi perfectionnées que les armes de guerre pour le tuer… Il est le trophée de prédilection des chasseurs. Il est proposé dans toutes les chasses en boîte, et plus de 200 fermes d’élevages ont été créés uniquement à cette fin, en Afrique du Sud voir la page qui lui est consacrée).Le lion est également tué dans des chasses traditionnelles, dans des chasses rituelles, et le braconnage.



Enfin, la dégradation de son habitat par l’homme, dont le déboisement des forêts, complète les  menaces, elle est souvent le fait de l’extension de l’agriculture et a entraîné une baisse significative du gibier dont le lion se nourrit.