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Le mardi 14 août, Aimé Ségur, un berger, 56 ans, berger à Isola (Alpes Maritimes) dépose plainte en gendarmerie. Il déclare que le 9 août, vers 16 heures, alors qu’il se rendait à son troupeau au quartier d’Aoust, avoir été attaqué par une louve et ses deux louveteaux pendant qu’il se désaltérait à une source. La louve lui aurait bondi au visage, qu’elle aurait mordu deux fois alors qu’un de ses petits lui mordait la jambe. Il ajoute qu’il a rapidement lancé ses chiens 2 chiens de protection et 2 chiens de conduite) à la poursuite des 3 loups. Quand ils sont revenus, deux étaient blessés. Aimé Ségur, étant seul, sans moyen de communication, il a été contraint d’attendre pendant 3 jours, le retour de son frère, pendant lesquels il s’est soigné comme il a pu, avec des désinfectants qu’il utilise pour soigner ses bêtes lorsqu’elles sont blessées


Lorsque son frère est arrivé, il s’est rendu à l’hôpital de St Etienne de Tinée, c’était le lundi. Le mardi, il se rend à la gendarmerie, puis chez le médecin qui constate que " les blessures, assez superficielles, étaient compatibles avec des morsures d’animaux ".


Un spécialiste du loup, Michel Huet,  déclara être "très sceptique car le loup est extrêmement malin et n’a jamais considéré l’homme comme un gibier. Il faut un loup enragé pour qu’il s’attaque à l’homme, ou bien des conditions particulières, comme les grands froids pendant la Grande Guerre. Il faut qu’il n’ait rien à se mettre sous la dent ".


Une expertise a été faite sur les lieux où les faits se seraient déroulés le jeudi 16 août avec les gendarmes, les agents du parc du Mercantour, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le technicien du programme LIFE et l’éleveur, qui a permis de situer le lieu de l’action et les circonstances de son déroulement. Le procureur de la république du parquet de Nice n’a pas encore adressé de communiqué concernant l’issue de cette affaire.


Ce même jour, le parquet de Nice classe l’affaire Aimé Ségur « sans suite » aux motifs que :

- « Compte tenu des connaissances scientifiques comportementales des loups, des incohérences relevées entre les déclarations de la victime et les constatations des enquêteurs, la relation des faits, telle que rapportée par le plaignant, n’a pu être confirmée » a indiqué le vice procureur Gérard Dubès.

L’Institut de recherches criminelles de Rosny-sous-Bois, mandaté pour faire des  analyses ADN des poils retrouvés sur la veste du plaignant précisa que ces poils étaient de chien ou de chat.

Année  2001