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Octobre 2004


L’Assemblée Nationale adopte un amendement qui institue des zones d’exclusion des prédateurs au profit des moutons.


Au terme des débats, l'amendement 311 fut retiré au profit du 310 qui spécifie que le loup pourra être tué après deux ou trois attaques de prédateurs.


Déduction : Pour que le loup puisse survivre à son premier repas, il faut qu'il quitte la région sitôt après, qu’il parte loin, qu'il change de département, car personne ne veut la peau d'un loup qui ne mange pas, donc qui ne s’attaque pas aux brebis, je crois avoir bien compris la leçon...

Pourtant il existe une solution simple, un troupeau en estives avec son ou ses bergers et un ou des chiens patous ne verrait pas le loup de si tôt. Mais la logique du " prévenir" pour ne pas avoir à "guérir" n’est pas le propre de l’homme ordinaire, c'est une qualité relevant de la sagesse et les sages sont devenus très rares.


Aussi les loups vont en faire les frais, le 18 octobre, une louve de 18 mois environ est abattue dans la Drôme par des gardes de l’Office de la Chasse sur ordre du gouvernement. La raison du plus fort marque encore un pas. Photo ci-dessous.

Et comme chasser est un plaisir dont les adeptes ne se privent pas, à fortiori lorsque la loi le leur recommande, le 27 Octobre, un loup est abattu dans le massif du Taillefer, en Isère par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage.

L’Express pose la question : "Faut-il tuer les loups?"


Et consigne les opinions d’un "pour" et d’un "contre".

Extraits :


Bernard Bruno :


Président du Syndicat ovin des Alpes-Maritimes, éleveur à Saint-Vallier-de-Thiey est  pour tuer les loups


-"A cause du loup, les contraintes sont devenues tellement énormes qu'on est dégoûtés. C'est sûr, les chiens errants font plus de dégâts, mais, quand un chien attaque un troupeau, on sait qu'il va revenir, et on l'attend avec un fusil."


(Avec lui, au moins, le chien n’aura pas une deuxième chance….)


-"Le loup est plus malin. Il attend la moindre faille, la moindre erreur pour frapper. Nous pratiquons l'élevage extensif sur des alpages où l'herbe n'est pas assez abondante pour contenir les troupeaux dans des enclos, et parquer des moutons, c'est pas une vie pour eux."


(Mais le loup qui est un animal sauvage, lui, il peut se contenter des cailloux et des rochers, puisqu’il doit se cantonner en altitude afin d’éviter les troupeaux Pour le loup c’est une vie, assurément.)


-"Les mesures de protection, comme les chiens patous et les parcs de protection, réduisent le nombre de pertes, mais pas celui des attaques. Et, si on protège la nuit, le loup se met à attaquer le jour. C'est sans fin. Alors oui, on aimerait bien que le loup soit limité à des zones spécifiques, quitte à en éliminer quelques-uns. Ça ne va pas être facile: on l'aperçoit très rarement."


(Autrement dit, le loup attaque la nuit, si possible, et si le patou le tient en échec, il reviendra le jour… Donc il faut surveiller le troupeau continuellement, mais il précise que : le loup, "on l'aperçoit très rarement", ce qui prouve qu’il n’est pas jour et nuit avec son troupeau, le loup attaquant  d'une façon ou de l'autre…)



Olivier Rousseau :


Porte-parole de l'Association pour la Protection des Animaux Sauvages (Aspas) est contre tuer les loups.

"Le loup n'est qu'un bouc émissaire."


-"Dans leur projet de «Plan d'action sur le loup 2004-2008", les ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture envisagent d'abattre des loups. Non seulement c'est illégal, le loup est une espèce protégée par la convention de Berne, ratifiée par la France, mais cela paraît complètement insensé dans notre époque de crise écologique. Les populations sont encore très faibles, trop fragiles pour supporter les prélèvements de 5 à 7 spécimens envisagés: les chiffres les plus fiables, relevés par le réseau Loup de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), recensent entre 29 et 36 loups."


-"La filière ovine a de gros problèmes, mais ce n'est certainement pas de cette façon qu'on les

réglera. C'est un mode d'élevage qui survit sous perfusion, à coups de subventions. Le loup,

ennemi juré séculaire, n'est qu'un bouc émissaire. Pourquoi ne parle-t-on jamais des ravages

causés par les chiens errants? Des épidémies de brucellose? On est en plein Moyen Age!


Il existe des solutions, des moyens de protection: les chiens, les filets ou les aides bergers

ont fait la preuve de leur efficacité. D'ailleurs à l'étranger cette haine héréditaire du loup n'a

 pas cours. Protéger les loups n'est pas un caprice ou un gadget, c'est une nécessité dans

 le cadre de la préservation des écosystèmes où les grands prédateurs ont un rôle à jouer."



Source : "L'Express" du 21/06/2004





                                                                                                                                                                   Un patou de l'élevage

                                                                                                                                                                du Courtaou en Belgique

                                                                                                        

Année  2004