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Madame Nelly OLIN, ministre de l’Ecologie, aurait-elle une dent contre les loups et des yeux de velours pour les ours ? C’est à se demander, car elle protège fermement  les ours et, dans le même temps, elle autorise l’abattage de 6 loups.



- "LASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) nous explique :.

Le Plan Loup définit le protocole d’intervention à suivre pour gérer la population française de loups.

Or ce protocole n’est pas sans faille :


- ) Les propriétaires de troupeaux « non protégeables » ont l’autorisation par le Préfet d’effectuer des tirs mortels. En effet, c’est le Préfet, seule autorité locale qui jugera les cheptels « protégeables ou non » (notion très floue). On peut craindre que ce décisionnaire sera sûrement soumis à l’influence des éleveurs et chasseurs locaux et ne prendra donc pas des décisions objectives.


- ) Les tirs seront également autorisés par le Préfet même dans les zones de faible présence.

Notons que ces éclaireurs sont des loups en quête de territoire. Il n’y a pas forcément de meute.

L’objectif de l’Etat est d’empêcher l’extension du territoire des loups.


- ) Les tirs d’effarouchement censés précéder les tirs létaux, pourront s’effectuer sans demande préalable au Préfet. Ainsi, Nelly OLIN laisse consciemment libre cours aux dérapages des éleveurs.


Or on le sait par expérience : les éleveurs savent effectuer eux-mêmes leur règlement de compte avec les loups. L’année dernière, on ne compte plus les dérapages illégaux restés impunis !


Nelly OLIN semble oublier que le loup est une espèce protégée dont la population est instable en France. Pourquoi engager une telle décision paradoxale à celle qu’elle a engagé envers les ours ?


L’ASPAS(Association pour la protection des animaux sauvages) concentrera ses efforts afin d’annuler chaque arrêté de tir de loup.


Le 6 mai 2007 parution au Journal Officiel de l’arrêté du 13 avril 2007 donnant autorisation de « prélever » 6 loups, comme en 2005 et 2006. Cette autorisation vaut jusqu’en mars 2008 et concerne l’Ain, les Alpes (Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes), la Drôme, l’Isère, la Savoie, le Var.

Michel et René Imbert montrent une des 27 chèvre attaquée par le loup.

20 juin 2006,


Le Dauphiné Libéré nous apprend qu’à Saint-Véran 530 brebis ont été attaquées. 


C’était le dimanche de la fête des pères, c’est pourquoi Michel Imbert n’est pas allé voir son troupeau comme d’habitude. Il était tranquille, les bêtes bénéficiaient de filets de protection électrifiés, d’un chien patou et de deux ânesses, réputées pour éloigner les prédateurs...

Pourtant, lorsqu’il est arrivé à l’enclos, à 150 mètres de sa bergerie, son troupeau de 530 brebis avait disparu, le chien compris. Un peu plus loin, il découvre les cadavres de plusieurs brebis ; il part chercher son frère pour aller à la recherche du troupeau. Ils finissent par retrouver les brebis et le chien, effrayés, à plus de 2700 mètres d’altitude, dans la neige. Auparavant, ils ont découvert des bêtes mortes : 9 brebis égorgées, plusieurs dévorées. Neuf ont été blessées (dont huit euthanasiés) et neuf ont disparu. Les deux frères concluent que ce ne peut-être que le loup et au vu de l’étendue du carnage, ils devaient être nombreux. Ce qui surprend, c’est que ça c’est passé dans un enclos protégé proche des habitations, le village de Saint-Véran n’étant qu’à 300 mètres de l’enclos. "Je ne suis pas chasseur et je n’avais pas très envie de prendre un chien patou. Je l’ai quand même fait parce qu’on me le demandait, ça n’a servi à rien." se désole Michel Imbert.


L’agent de la brigade pastorale du parc du Queyras, Anne-Laure Plisson, venue faire des prélèvements observe qu’il est rare qu’avec pareille protection, un prédateur attaque et que c’est certainement le fait de plusieurs individus, sans jamais prononcer le mot « loup ». Les prédateurs auront affolé les brebis pour leur faire quitter l’enclos, car ils n’approchent pas des protections électrifiées.

Année  2006