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2008 succède à 2007 qui a succédé à 2006… Pour les loups leur position dans la rubrique du pastoralisme ne change pas. D’année en année, les éleveurs s’évertuent à mettre en avant les brebis égorgées, ensuite, le regard larmoyant devant les journalistes et les caméras, ils justifient les manquements à la garde de leurs troupeaux :


Les bergers ?  Ce n’est pas possible, comment les payer ?


Les chiens patous ? Comment voulez-vous ? Ils feraient fuir les randonneurs ! D’ailleurs il paraît que les bergers qui ont adopté la solution des Patou sont perpétuellement en conflit avec les randonneurs. Certains auraient faits remarquer qu’il faudrait alors nourrir le chien été comme hiver

Ce type d’objection me rend méfiante quant au devenir de ces chiens qui ne sont pas désirés. Défendre le loup en oubliant que le patou est un animal, aussi, et qu’il risquera d’être mal traité puisque non apprécié ne me paraît pas tout à fait louable. En ce qui me concerne, je préfèrerai qu’on insiste plutôt sur l’embauche de bergers, face aux éleveurs peu enclins à vivre avec un animal, fût-il gardien de leurs troupeaux


Je pense que le chien patou s’éduque comme tous les autres chiens. De toute façon, il me paraît peu probable que le chien agresse les randonneurs si ces derniers ne s’approchent pas des brebis. Evidemment, éduquer un animal demande d’avoir la volonté de le faire et de lui consacrer un peu de son temps, être déterminé à vivre avec le troupeau tout en respectant la liberté des promeneurs. Il semble que les éleveurs préfèrent laisser les bêtes sans surveillance bien que la preuve ait été faite que 90% des attaques du loup sont dirigées sur les troupeau ne bénéficiant pas de la protection d’un chien ou (et) d’un berger.

Pourtant cet encadrement fait partie des mesures de protection bénéficiant d’une subvention… A croire que prendre l’option tout risque en laissant les bêtes divaguer satisfait plus les éleveursEt rien ne peut m’empêcher de penser que le but recherché est qu’il soit permis d’éliminer le loup, de revenir, comme par le passé,aux estives autorisées uniquement aux bêtes de rente, c’est une vision de la vie naturelle qui comble les faiseurs de fric-gigot : On monte les bêtes en Alpage, puis on redescend en plaine assumer un autre emploi, par exemple, tranquille, remonter juste en fin de semaine voir si tout va bien. Il conviendrait de rappeler à ces hommes que la nature ne leur appartient pas, elle appartient à tout ce qui vit, elle est inaliénable, en dehors des propriétés privées, bien sûr. Que les moutons paissent, pourquoi pas, mais les randonneurs doivent aussi pouvoir marcher et les autres animaux conserver le droit de vivre sur la même terre.


Le loup a existé avant l’homme. L’homme l’a éradiqué… un temps. Mais il est revenu. Il n’a pas bénéficié d’un « plan de réintroduction du loup », il a marché depuis l’Italie jusqu’à la terre de France, naturellement. Le loup est un prédateur et il a un rôle de régulateur, il a sa place dans la biodiversité. Il chasse et se nourrit d’animaux faibles ou malades, et en cela, il réduit naturellement le volume du gibier. On parle du coût annuel du loup sur la facture du contribuable, il a été évalué à 6cts d’euros, pas de quoi faire une révolution !

Mais il est aussi un concurrent de taille pour le chasseur, il lui vole la première place, car, si le loup ne tue pas pour le sport, pour le plaisir, il n’en est pas moins un redoutable chasseur lorsqu’il a faim, comme tous les carnivores, d’ailleurs. C’est pourquoi il ne faut pas être surpris de voir avec quelle pugnacité les chasseurs appuient les demandes d’autorisation de « prélever » un loup, dans quelque région que ce soit


En ce qui concerne les indemnisations, le " site des brebis et tout ce qui tourne autour " détaillé les frais imputés aux contribuables :

" Dernier point, le coût du loup. Il représente une goutte d'eau dans l'océan des subventions agricoles (11 milliards d'euros par an en France, soit 188 euros par citoyen français, contre 6 centimes d'euros par habitant pour l'indemnisation des dégâts dus aux grands prédateurs). Disons les choses clairement, le coût des mesures de prévention -aide-berger, chien de garde, parc de nuit - n'est ni plus ni moins qu'un soutien à la filière ovine, pour laquelle rien n'avait été fait avant l'arrivée du loup."


Et comment accepter le fait que des troupeaux subissent plusieurs attaques du loup, plusieurs jours ou (et) nuits de suite sans que l’éleveur réagisse, regroupe son troupeau dans un enclos, le sécurisant par un grillage électrifié, un berger, à défaut d’un chien, ou fasse appel à toute autre protection fiable ? D’autant que ces protections seraient sans doute prises en charge par l'OPEDER !


Mais cela voudrait dire que les professionnels de l’élevage acceptent la cohabitation avec le loup. Il faudrait enfin cesser de dire : « c’est lui ou moi ! » Non ! Ce doit être les deux, tout simplement parce que c’est possible. Dans le passé, les bergers savaient que le loup n’était jamais bien loin, ils le surveillaient, aujourd’hui on ne garde plus les troupeaux, ils sont seuls dans les estives. Il faut faire des efforts, réapprendre à vivre avec son cheptel, à le garder ou le faire garder constamment, c'est-à-dire assurer une garde de proximité… Demander aux bergers de ne pas rentrer dormir dans la cabane, de rester avec les bêtes la nuit. Choisir de tuer le loup n’est pas une solution et de toute façon, il reviendra s’il le veut.

D’autre part, il ne faut pas occulter que tous les ans, il y a environ 200 000 moutons tués par des chiens errants et quelques centaines de milliers d’autres dérochent ; ce sont les chiffres officiels de  France Nature Environnement.


Le loup n’est pas à l’origine de tous les maux de la terre !

Année  2008