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Le corps de Cannelle est

Hélitreuillé

Le lâcher de Melba


En France, c'est dans les Pyrénées que vit l'ours brun.


L'ours brun est l'une des 8 espèces d'ours existants au monde. Le poids des mâles adultes est de 130 à 200 kg, celui des femelles de 80 à 130 kg.

L'ours des Pyrénées a une épaisse fourrure brune ou beige soutenu.


La femelle peut être fécondée lorsqu'elle est âgée de 5 ans et le sera jusqu'à la fin de son existence qui est de 25 ans, environ.  Elle a une gestation à nidification retardée. Le rut a lieu entre Avril et Juin. Deux à trois jours après la fécondation, qui déclenche la ponte ovulaire, il y a blocage du phénomène de segmentation de l'oeuf. Il ne reprend que plusieurs mois plus tard, vers novembre, peu avant l'hibernation. La mise bas a lieu dans la tanière, en janvier ou février, elle met au monde 1 ou 2 petits qui pèsent à la naissance, approximativement, 300g. Ils resteront avec leur mère pendant un an. A dater de la date de reproduction, il faudra attendre 3 ou 4 ans pour qu'elle soit à nouveau fécondée. 


L'ours brun européen est un diurne, avec un pic vers 18-19h.

Il est omnivore, avec une forte tendance au végétarisme, il aime l'herbe tendre. En automne, il se nourrit copieusement de fruits énergétiques, de baies, myrtilles, framboises, de tubercules, de faines, de châtaignes, de glands, il raffole du miel, il est friand d'insectes, il mange quelque fois des petits rongeurs, des poissons, des charognes et le cas échéant, il s'attaque aussi au bétail qui ne représente toutefois que 8 % de son alimentation.

    

Les pyrénéens ont toujours chassé l'ours, ils l'ont parfois capturé pour le dresser et l'obliger à danser dans les rues. Au fil des ans, l'ours des Pyrénées fut presque exterminé dans l'indifférence générale.


En 1930 on en dénombrait 200

En 1950 il en avait 70

En 1970 il en restait 36

En 1980 ne survivait plus qu'une quinzaine d'ours

En 1982 au cours d'une battue au sanglier, les chasseurs tuent une femelle ours et son petit dans la vallée d'Ossau, et ils les mangent.


La majorité des ours furent éliminés par l'Homme (poisons, capture d'oursons, tir au fusil, piégeage).


Au cours d'une visite en Ariège, François Mitterrand, Président de la République, déclare qu'il faut sauver l'espèce. Il restait alors 5 ours de « souche » dans le Haut Béarn : 4 mâles et 1 femelle. On n'en retrouverait plus de traces dans les Pyrénées Centrales.


Entre 1890 et 1990, sur un total de 123 ours, 28 disparaissent des Pyrénées centrales sans qu'il soit possible de déterminer la cause de leur mort, 5 seraient morts pour des causes supposées naturelles.


1991, création de L' ADET (Association pour le Développement Économique et Touristique des Pyrénées centrales) qui regroupe 4 communes pour la sauvegarde de l'ours brun : Melles, Boutx, Arlos et Fos.


1993, L'ADET signe la charte relative au développement local et au renforcement de la population d'Ours avec le ministre de l'environnement Michel Barnier. Il déclarera dans un interview : "Nous allons réintroduire une quarantaine d'Ours dans les prochains mois !"


1994, Un ours est abattu dans la vallée d'Aspe.


1996, Mai et Juin, conformément aux objectifs du programme Life de l'Union Européenne, les animateurs du plan Ours commencent à réintroduire des ours capturés en Slovénie.

Deux nouvelles communes rallient l'Adet . Fougaron et Arbas.


Il est procédé au lâcher de Ziva qui a 5 ans et pèse 104 Kg, et Melba, qui a 4 ans et pèse  98 Kg, dans le massif du Gard-Cagire, à proximité de la commune de Meles, entre la Haute Garonne et l'Ariège.


1997, Pyros, un mâle âgé de 9 ans et pesant 235 Kg, a été libéré dans le même secteur. Les deux femelles, Ziva et Melba, sortent d'hibernation suivies de leurs oursons, 2 pour Ziva, 3 pour Melba.


La présence des ours perturbe l'existence des bergers qui manifestent leur mécontentement. Pyros est accusé d'avoir tué 75 brebis. Ziva en aurait tué 100.


En Septembre de cette année-là, Melba fut abattue par un chasseur de sangliers qu'elle aurait chassé "gueule ouverte et hurlant" parce que le voyant s'approcher, elle aurait eu peur pour ses deux oursons.


Octobre de cette même année, la cour d'appel de Toulouse classait l'affaire sans suite, pour légitime défense. L'examen balistique révèlera que le chasseur avait tiré à une distance de 1 à 3 mètres...


1998, La femelle originaire des Pyrenées donne naissance à un ourson.

Les deux oursons de Melba survivront. Ils s'établirent l'hiver suivant entre le Haut-Salat et le Haut--Courseran. Ziva, la seconde femelle, accompagnée de ses deux oursons, se réfugiera sur le versant espagnol. Pyros, le mâle, passera l'hiver dans le Val d'Aran, à la frontière.


L'ours est le sujet de toutes les conversations dans les villages pyrénéens où l'on prétend que l'ours slovène attaque l'homme, malgré les scientifiques qui rétorquent que ce n'est pas vrai. Toute explication est inutile, les bergers ont peur, ils ont oublié que jadis les ours vivaient près d'eux, sur la même terre.


2000, Augustin Bonrepaux, député de l'Ariège, présente un amendement demandant la capture des ours réintroduits. Les associations pyrénéennes qui soutiennent la réintroduction de l'ours, réagissent à l'action de Bonrepaux par une pétition qui réunira 84 000 signatures en faveur du maintien des ours.


27 Mai 2000, Saint Gaudens, la marche pour l'ours rassemblera plus de 1000 personnes mobilisées contre l'amendement Bonrepaux.


20 Juillet 2000, le Conseil Constitutionnel rejette l'amendement Bonrepaux.


2002, la commune de Burgalays rallie l'Adet.


2003, l'Adet et le WWF publient un sondage IFOP qui indique que 58% des habitants des Pyrénées sont favorables à une suite du renforcement de la population ursine.


1er Décembre, Roselyne Bachelot fait paraître au Jounal Officiel du 1er Décembre 2003, que "la pause dans l'opération de réintroduction dans les Pyrénées centrales doit être maintenue."


Mai 2004, le président du Conseil Général et député Augustin Bonrepaux participe à deux battues à l'ours, illégales dans l'Ariège.


Juillet, mort de Papillon, âgé de trente ans, qui est l'un des derniers ours pyrénéen. L'autopsie révèlera qu'il avait survécu à une décharge de plombs quelques années auparavant.


Cette même année, un ourson meurt accidentellement dans l'Ariège.


Le 1er Novembre, Cannelle, âgée de 15 ans, dernière femelle pyrénéenne, est abattue par un chasseur lors d'une battue au sanglier. Les circonstances de sa mort rappellent la mort de Melba. Son ourson était avec elle, il est plus que probable qu'elle l'a senti en danger et qu'elle a voulu le protéger. Bien que n'étant pas encore sevré, il lui survivra.


2005, le 13 Janvier, Serge Lepeltier, ministre de l'écologie et du développement durable annonce un lâcher de 5 ours qui devrait commencer au printemps 2005.


Février, Pays de l'Ours ADET commande un sondage à l'IFOP qui révèle que 77% des habitants de l'Ariège, de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrenées sont favorables à une opération de renforcement de la population d'ours.


25 Septembre, confirmation par Nelly Olin de la décision de renforcement limitée à 5 ours.


30 Septembre, signature de l'accord de coopération entre la France et la Slovénie. Nelly Olin reporte les opérations de renforcement au printemps 2006 pour permettre la poursuite de la concertation.


22 Avril 2006, la capture des ours en Slovénie commence.


25 Avril à Arbas, la fête organisée pour l'arrivée de la première ourse, Palouma, est perturbée par les opposants à l'ours. Philippe Lacube, et des comparses sortent du bois juste avant le lâcher de l'ourse. Pour des raisons de sécurité évidentes, Nelly Olin qui est sur place, décide d'annuler l'opération qui aura lieu, nuitamment, à Burgalays. Palouma est âgée de 4 ans, elle pèse 83 Kgs.


28 Avril, Nelly Olin organise secrètement le lâchage de Franska, à Bagnères-de-Bigorre. Franska a 6 ans, elle pèse 110 Kgs.


4 Mai, il est découvert 11 récipients contenant un mélange de miel et de débris de verre, destinés aux ours. A l'annonce de cette révélation, Nelly Olin suspend les captures en Slovénie, dans l'attente de la décision du Conseil d'Etat.


17 Mai, Hvala, la troisième ourse est lâchée à Arbas. Hvala a 5 ans, elle pèse 100 Kgs.


2 Juin, Balou, le mâle, est lâché à Arbas. Balou a 4 ans , il pèse 88 Kgs.


15 Juin, suspension du dernier lâcher d'ours. Nelly Olin est inquiète de la disparition de Balou.


22 Juin, Balou est retrouvé. Il était vers Toulouse, puis il est revenu dans l'Ariège. Il est trop tard pour le cinquième lâcher, il aura lieu en automne.


30 Juillet, les éleveurs organisent une "traque d'effraiement" dans la vallée d'Ouzoum, destinée à faire fuir l'ourse Franska. C'est un procédé totalement illégal. Ils recommenceront à 4 reprises. FERUS port plainte.


22 Août, Sarousse est lâchée, la nuit, à Arbas, prenant les opposants de vitesse puisqu'elle ne devait être lâchée qu'à l'automne.


26 Août, Palouma est retrouvée morte, au pied d'une barre rocheuse, à Loudenvielle. L'enquête conclura à une mort accidentelle.


L'inscription de l'ours brun sur la liste des espèces protégées a eu lieu en 1979.


L'espèce figure sur les arrêtés du 17 Avril 1981, du 22 Juillet 1993 et du 10 Octobre 1996, fixant la liste des mammifères protégés sur l'ensemble du territoire français.


Par ailleurs, au niveau international, l'ours brun figure sur :

-La Convention de Berne qui le considère comme une espèce strictement protégée.

-La Convention de Washington qui l'inclut dans les espèces qui pourraient être menacées d'extinction -si le commerce des spécimens n'était pas soumis à une règlementation stricte.

-La Directive Habitats qui l'inclut dans les espèces prioritaires.

-La Catégorie UICN.


L'ours brun est donc une espèce hautement protégée.


En Italie, dans le Trentin, une dizaine d'ours furent introduits entre 1999 et 2002.

.............Les Abruzzes en comptent une soixantaine de plus petite taille.


En Espagne, dans les cantabriques, on compte 105 à 130 ours.


En Autriche, dans les Alpes, 3 ours furent introduits entre 1989 et 1993.

.................Ils ont eu une descendance de 25 à 30 ours.






  

En France