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Maman phoque allaitant son petit

La chasse aux phoques

"Tant que les hommes massacreront les animaux, ils s'entretueront.
Celui qui sème les graines du meurtre et la douleur
ne peut pas récolter la joie ni l'amour."


Pythagore   

"Tant que l'homme continuera à être le destructeur impitoyable
des êtres animés des plans inférieurs,
il ne connaîtra ni la santé, ni la paix."


Pythagore  

On reproche souvent aux animalistes, d'user et abuser de cette image dans le but de convaincre le lecteur de la brutalité et de l'inhumanité de cette chasse. Exhiber cette fourrure blanche tâchée de sang serait leur seul argument. Il paraît que les images diffusées, seraient vieilles de 20 ans, puisque depuis, "aucun blanchon n'a été tué". Le phoque peut être tué après la mue, quand il est devenu "brasseur"       


                                        Voici, à gauche, un jeune brasseur.


                                             Le blanchon devient brasseur à 21 jours, environ.

                                    La durée de vie d'un phoque est de 30 ans.

                     On le tue à 21 jours, il paraît que c'est alors un adolescent

            Petit calcul : La durée moyenne de vie d'un humain est de 80 ans,

donc à 2 mois et demi, approximativement, l'être humain est un adolescent !


Ce n'est pas très scientifique, je vous l'accorde, mais devant l'énormité de cette affirmation concernant la maturité du phoque, je ne pouvais pas être en reste et ma comparaison n'est pas hors propos. Je pense qu'il n'y a pas une grande différence entre le " blanchon " et le " brasseur " si ce n'est la fourrure.


Deux semaines après avoir été sevré, il est tué ! Et ce n'est plus un bébé ?


La femelle se reproduit pour la première fois à l'âge de 5 ans.

Elle donne naissance à 1 petit par an. Le nouveau-né pèsera environ 11 kg.

Elle allaitera son petit pendant une douzaine de jours. (à peine 13 jours plus tard, si la chance n'est pas avec lui, il sera tué).

Le blanchon va grossir de 2,2 kg par jour.

Lorsqu'il sera sevré, il pèsera 36 kg.

Le poids du phoque adulte est de 130 kg.


Les phoques sont tués avec le hakapik,  ( photo de gauche).


Août 2005, un groupe de 9 vétérinaires, mandaté par le WWF a conclu:               


"Un coup de hakapik sur le crâne d'un phoque semble brutal, mais on le     

considère sans cruauté s'il est porté rapidement, et si l'animal demeure

inconscient jusqu'à sa mort."

Même pour ceux qui ne haïssent pas la chasse en général, cette

déclaration fait la différence. Il existe de nombreuses vidéos dont certaines séquences démontrent que plusieurs phoques sont encore vivants lorsqu'ils sont harponnés, traînés dans la neige, et parfois même, lorsqu'ils sont dépecés.


Stéphane Lair, Professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de Montréal, spécialiste de la faune, Directeur du Centre québécois sur la santé des animaux sauvages déclare :


"Nous n'avions pas pour mandat de statuer sur la pertinence de la chasse. Nous avons uniquement cherché à savoir si les méthodes actuelles étaient acceptables ou si elles pouvaient être améliorées ;


Question à laquelle il répond : "Oui, il y a de la place pour l'amélioration."


De cette étude, il ressort que 3 étapes doivent être respectées pour que cette chasse soit éthiquement acceptable :                                                                                         

-1- L'assommage (le fait d'écraser la tête pour détruire les deux hémisphères du cerveau)                                                                                 

-2- La saignée (qui met fin à la circulation du sang vers le tronc cérébral),         

-3- La palpation du crâne (qui est nécessaire pour constater le choc et éviter qu'un animal blessé souffre.)"                                                                                        


Mais la réalité n'est pas le miroir de ces recommandations.

La banquise est un terrain de compétition. Il faut faire plus vite que l'autre chasseur, tuer le maximum de phoques pour amasser le plus d'argent possible.


Le rapport dit :


- "La nature compétitive de la chasse (qui, depuis ces dernières années, peut ne durer que deux jours seulement), crée un environnement où la vitesse prime et où les chasseurs sont tentés de prendre des raccourcis."


Les "raccourcis", ce sont les coups portés précipitamment, en allant de l'un à l'autre phoque. Parfois le coup est mal asséné et l'homme recommence, plusieurs fois, puis il court derrière un autre phoque qui tente désespérément de s'enfuir et il répète son geste autant de fois qu'il y a de phoques. Le chasseur est une machine à tuer, qui ne voit pas la terreur, qui n'entend pas les hurlements. Vous pourrez voir des extraits vidéo dans d'autres pages.


Stéphane Lair poursuit :


- "La chasse est pratiquée de façon beaucoup trop compétitive. Il y a des quotas d'abattage qui poussent les chasseurs à agir vite. Résultat: de nombreux animaux souffrent inutilement."

C'est aussi reconnaître intrinsèquement la souffrance des phoques. Si certains souffrent "inutilement" les autres ont souffert "utilement".


Stéphane Lair déclarera encore :

"J'ai personnellement quelques réserves quant à l'exploitation commerciale des ressources fauniques. Je crains que cette exploitation ouvre la porte à des abus à moyen ou à long terme."                                                                                        


En réalité, cette chasse est celle de la fourrure. C'est essentiellement pour... approvisionner les industries qui travaillent les peaux que cette tuerie se poursuit avec une précipitation sanguinaire. Ces dernières années, le prix des peaux a augmenté. Les chasseurs ne voient pas l'animal, ils comptent en primes les petits corps ensanglantés. Ces " brasseurs " qu'ils déciment et qui ne sont pas facilement exploitables pour la viande, trop difficile à prélever (6kg environ par bête), leur rapportent plus de 100 $ pour la fourrure, et pour l'huile.


Dans d'autres pages, je détaillerai cette chasse, "un abattoir à ciel ouvert", comme le disent les "hommes de la chasse aux phoques, du Canada" voulant démontrer que nos abattoirs ne sont pas moins cruels, mais qu'ils ne se voient pas...


Question : Qui, parmi les défenseurs des bêtes, défend les pratiques, connues depuis quelques années, sur les méthodes d'abattage de ces établissements, même parmi ceux qui consomment leur chair?

Et en ce qui me concerne, Je ne fais pas de différence entre un blanchon, un brasseur ou un dos bleu et un phoque adulte… Je les aime et respecte tous également.

C'est l'ensemble de cette tuerie, de ce massacre que je récuse, qui me dégoûte, me révolte et me fait ressentir la culpabilité profonde d'appartenir à cette espèce qui extermine sans vergogne, sans pitié, pour l'argent. Ce n'est pas pour survire messieurs de la chasse, messieurs de la pêche, que vous tuez des milliers de phoques chaque année, mais pour enrichir ceux qui vivent de la fourrure.

Vous faites mourir dans la souffrance et la terreur des phoques pour achalander les vitrines du luxe !  Ne vous étonnez pas d'inspirer l'horreur à ceux qui respectent les êtres vivants, tous les êtres vivants.                                                                                  



Mercredi 28 Mars 2007.





Source des déclarations du Professeur Stéphane Lair :
"FORUM", Hebdomadaire d’informations                                                                               

Université de Montréal
www.umontreal.ca

Au Canada, depuis 1987, les chasseurs de phoques, ont l'interdiction de tuer les blanchons. Admettons. Ils ne seront pas sur ces pages.

Le blanchon, c'est cette irresistible boule de poils blancs, à droite.


Vous l'avez souvent vu sur Internet ou dans vos journaux.