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Année après année, à la fin du mois de mars, la chasse aux phoques est ouverte dans le Golfe, suivie, en Avril, par celle de la zone du Front.

L'argument des partisans de la chasse aux phoques serait qu'il faut réduire leur effectif de manière à préserver les morues et les saumons dont ils seraient les prédateurs…

C'est leur point de vue, non justifié scientifiquement, mais qui de toute façon n'est pas celui des responsables de la gestion des pêches et de l'aquaculture au Canada.


Les motivations officielles sont l'exploitation durable et tirer le plus grand profit des phoques abattus. La chasse aux phoques n'est pas soutenue pour équilibrer l'écosystème jugé beaucoup trop complexe dans le cas de l'alimentation du phoque et son incidence sur la baisse de la population des poissons vivant dans leur environnement.


A l'heure actuelle personne n'a pu déterminer le degré de prédation des phoques sur la morue. Si les phoques mangent de la morue, beaucoup de poissons se nourrissent des œufs de morue, et ils n'en mangent pas qu'un !

Pour le dénombrement de l'espèce, quel est le prédateur le plus dangereux ?


Pourquoi ne pas dire la vérité ? Tout le monde sait que la pêche intensive est la cause de ces problèmes.


*"De 1990 à 2002, les prises de poissons de fond (poissons vivant au fond ou près du fond de l'océan, comme la morue, le flétan et la sole) ont chuté de 78 % dans l'Atlantique.(…) Les pêches de morue de Terre-Neuve et Labrador ont été les plus durement frappées. "


En 1990, on pêchait  246 000 tonnes de morue.

En 2002, on pêchait    21 000 tonnes de morue.


En 1990, on pêchait 96 000 tonnes de saumon rouge, rose, kéta, quinnat et coho.

En 2002, on pêchait 33 000 tonnes. Les prises avaient diminué de 66 %.


(…) " Comme il en va de même des pêcheurs, des accusations enflammées de braconnage et de sur pêche ont donc rendu difficiles les tentatives bilatérales visant à résoudre le litige. "


Garry Stenson, porte-parole du Centre des pêches de l'Atlantique Nord, a précisé que l'étude du contenu de l'estomac de 7000 phoques révèle que la morue ne constitue pas plus de 4 % de leur alimentation le long des côtes canadiennes.


Les phoques recherchent des poissons de plus petite taille, par exemple, le hareng et le capelan. En outre, les phoques sont plutôt friands des prédateurs de morues, ils devraient donc contribuer à préserver l'espèce…


En 2006, le T.A.C (Totaux Autorisés des Captures) était de 325 000 phoques.

Il y en a eu 354 000, en très peu de temps. Ce fut une véritable course au nombre de cadavres, la précipitation des chasseurs, abattant leur hakapik sans relâche pour éviter que d'autres s'emparent de leur prise a été constaté par tous ceux qui ont eu accès à la banquise.

Ce n'est pas difficile d'imaginer la terreur des phoques en entendant leur hurlement, l'effroi de ceux qui voyaient tomber les corps ensanglantés de leurs semblables, et l'homme s'approcher rapidement d'eux… Ce n'est pas la mort qui est horrible, c'est la façon de mourir, et cette mort-là est une véritable torture.

De plus, autoriser de tuer 325 000 phoques met en danger la maintenance de l'espèce. De source sûre, le seuil limite du nombre de phoques qui peuvent être tués est 250 000, au delà, la stabilité de leur population est en danger.


Les responsable de cette gigantesque chasse, affirment à qui veut entendre, que tuer un blanchon n'est plus autorisé et par conséquent, que les photos de bêtes mortes que l'on voit encore ne sont pas récentes.

Quelle obéissance exemplaire! Ainsi il suffit d'interdire pour que cesse instantanément l'action prohibée…Les chasseurs canadiens sont de bons petits élèves, bien disciplinés! Et le braconnage, qui n'est qu'un secret de Polichinelle? Et les blanchons sur lesquels la coque des bateaux passe, le long de la banquise ?


Mais puisque c'est dit en haut lieu…

Je m'incline et m'empresse de saluer l'efficacité redoutable des responsables, qui peuvent mettre sous surveillance 14 000 chasseurs, garantir qu'il n'y a pas de dérive, qu'aucun blanchon n'a été tué depuis 1987, tout en reconnaissant, par ailleurs, que pendant la chasse de 2006, les petits bateaux de pêche n'étant pas surveillés avaient, pour certains, sous-évalué leurs prises de moitié..

Vous remarquerez que, dans certains cas, lorsqu'il s'agit de déclarer un bien au contrôle des autorités, on se trompe souvent dans l'estimation, on le sous-estime, on ne le surestime jamais... Chez les chasseurs-pêcheurs du Canada, c'est la même chose ils ne se trompent jamais à leur dépens !


C'est pour se nourrir que le phoque est chassé ! Qui peut croire que ce massacre est un mal nécessaire pour donner à manger aux habitants de ces régions les plus rudes ?

Qui peut croire qu'ils sont capables de manger plus 325 000 phoques en une année (valeur pour l'année 2006)? C'est du gavage intensif! Et l'année suivante, ils en redemandent ? Ce sont des phénomènes ces chasseurs !


" Le gouvernement canadien a autorisé l'abattage de presque un million de phoques dans les trois dernières années. Les quotas du gouvernement ont chaque fois excédé le nombre de phoques qui peuvent sans risque être prélevés sur une population en baisse. L'année dernière, le TAC était de 335 000 phoques (très au-dessus du niveau jugé " durable " qui est évalué à 250 000) et le nombre total de phoques tués était de plus de 354 000 - soit 19 000 animaux de plus que le quota attribué. Sur les 354 000 phoques abattus l'an dernier, 98 % avaient moins de trois mois." (Source de ce paragraphe: Futura Sciences.)


*Citation et chiffres : http://www.statcan.ca

Prétextes pour un carnage
Les chiffres rétablissent la vérité.