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Ce blanchon va mourir,déchiqueté
par la coque du bateau de pêche

Image IFAW

Réalités de la chasse aux phoques en 2006

Lui,
ils ne l’ont pas vu...

Comment est-il possible d'affirmer qu'aucun blanchon n'a été tué en 2006, par exemple ?

Bien sûr, l'interdiction a été prononcée, mais qu'en est-il réellement ?


En 2006, il y a eu 354 000 phoques tués, selon les chiffres officiels. On peut parler de surpêche, le taux autorisé était de 335 000 bêtes. Cela prouve que les chasseurs de phoques ne peuvent pas être contrôlés, à cause de leur nombre, à cause de l'étendue du site concerné.

Les responsables sont conscients d'avoir fait tuer un nombre de phoques supérieur à un niveau qui assure la pérennité de la population, (environ 200 000 à 250 000 phoques). Ils savent qu'ils laissent tuer un trop grand nombre de phoques et qu'ils réduisent la population. 

Le nombre de blanchons, auquel on enlève la mortalité naturelle, indique le nombre de phoques qui peuvent être tués au cours d'une chasse sans que cela mette en danger l'espèce.

Or, ils ont dépassé ce nombre, ils le reconnaissent, ce nombre est tel qu'il devrait empêcher l'accroissement de la population à venir et qu'il pourrait avoir une petite incidence sur le " stock global " au cours des prochaines années.


Les chasseurs de la Basse-Côte-Nord on tué des phoques trois jours durant. Il est désormais acquis que les autorités compétentes avaient sous-estimé le nombre de bêtes qu'ils décimeraient. Certains gros bateaux avaient à leur bord des observateurs, mais pas tous, car leur nombre est inférieur à 10 pour couvrir toute la période de chasse. Une grande majorité des bateaux étaient donc incontrôlés, rien n'obligeait les patrons de petits bateaux à déclarer quotidiennement leurs prises. Ces petites embarcations n'étant pas enregistrées, pour la plupart, elles échappaient au comptage des phoques morts, et par là même à la vérification du respect de la règle interdisant de tuer les blanchons.


La plupart des phoques ont été tués, cette année-là, au fusil.

Il existe un règlement qui précise le type d'armes à feu qui doit être utilisé. Beaucoup de chasseurs ne se conforment pas à cette règle et utilisent, par exemple, du plomb pour la sauvagine à la place de balles. Les phoques mettent plus de temps à mourir, ils agonisent dans la souffrance. Des mises en accusation sont établies à leur encontre. Rien ne dit s'ils ont été sanctionnés.


Cette année-là, comme les années précédentes, sans doute, il y a eu une course aux phoques motivée par l'augmentation du cours de la fourrure. L'appât du gain a entraîné une frénésie prédatrice chez les chasseurs.

Il est également établi que 98% de phoques tués avaient moins de 3 mois. A partir du moment où les blanchons perdent leur fourrure, ils deviennent brasseur et ils entrent dans la catégorie des phoques pouvant être abattus.


Ils ont alors 12 jours.

Ce sont encore et toujours des bébés !


En 1995 les chasseurs bénéficiaient de subventions sur la chair du phoque. A cette époque, la fourrure n'était pas privilégiée car son rapport était moindre. Les chasseurs tuaient majoritairement des phoques adultes, dont un grand nombre de phoques à capuchon, leur fourrure n'étant pas facilement utilisable à cause des traces des combats qu'ils se livrent. Les autorités constatèrent que la chair finissait par être détruite parce qu'il n'y avait pas de marché et le programme devenait très coûteux. En 1999, les subventions sur la viande furent supprimées et la chasse aux phoques à partir de cette date, ciblerait essentiellement la fourrure.


Il y eut des critiques concernant le gaspillage de viande. Les phoques brasseurs, proies favorites des chasseurs produisent environ 6kg de viande commercialisable mais difficile à débiter. Les acheteurs sont rares, à part les marchés locaux pour les steaks de 1er choix et les nageoires, alors que la marché de la fourrure est plus porteur…


Oui…Mais c'est sans compter avec le réchauffement planétaire. Avec des hivers plus doux, l'absence d'automne… Il est probable que ces dames abandonneront les peaux d'animaux au profit de lainages plus adaptés au nouveau climat. Peut-être que ce même réchauffement planétaire entraînera une mutation génétique, les phoques pourraient avoir moins de poils, ou une fourrure plus légère…Il est possible qu'ils ne se reproduisent plus dans un univers devenu inhospitalier, l'espèce s'éteindrait faute de ne pouvoir s'adapter assez vite. Tout dépend de la capacité de réaction à la chaleur des phoques : atteindront-ils plus ou moins vite leur limite de résistance?


En ce qui me concerne, je          préfèrerais cette éventualité aux scènes de terreur sanglantes que leur font                       subir les chasseurs, avant que la mort ne les délivre.