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Mise à jour  Mai 2013

Souffrances, agonie et mort du chien Natividad (Nativité),


" eres lo que lees "  (tu es ce que tu lis)…




Nous sommes censés, nous, profanes médiocres, nous sentir humbles et médusés en lisant cette phrase dénuée de tout sens et donc, susceptible de devenir le réceptacle de tout… en l'occurrence, du pire.


Précision: Cette auguste phrase était écrite à l'aide de croquettes pour chiens, en lettres géantes, sur un mur de la galerie d'exposition (ici, le mot "Art" me paraît obscène). L'"American Biennale du Honduras 2008" eut lieu le 14 septembre 2007 à la Galerie Códice Managua, Nicaragua.


Six artistes exposaient leurs œuvres. L'un d'entre eux se nommait Guillermo Habacuc Vargas. Son œuvre était d'avoir laissé mourir de faim, de soif et d'absence de soins vétérinaires, un chien qu'il avait fait capturer dans un quartier déshérité de Managua. G.H Vargas bénéficia de l'aide de 5 enfants  qu'il récompensa de 10 cordobas. Le chien fut conduit dans la galerie où une corde fut tendue d'un mur à un autre. On accrocha à cette corde une autre corde, puis on noua l'autre extrémité au cou de l'animal.


Le chien était semble-t-il malade et incontestablement affaibli.

On ne lui a donné aucune nourriture.

On ne lui a pas donné à boire.

Il a été interdit aux visiteurs de le faire.


Cependant, la majorité des visiteurs passaient devant le chien sans un regard, indifférents…


Le chien mourut  de faim et de soif et, sans doute, par manque de soins vétérinaires, trois jours après l'ouverture de l'exposition. Personne, absolument personne n'a jugé bon d'intervenir pour le faire libérer !


Quel regard peut-on porter sur les organisateurs complices de ne pas s'être opposés à cette odieuse mise-en-scène ?.


C'est lorsque cette histoire se répandit sur internet que plusieurs pétitions furent ouvertes.  Plus de trois millions de personnes signèrent une demande d'exclusion de Vargas pour la prochaine Biennale du . Honduras. Ce mouvement mondial eut un écho sans précédent. Des associations de défense des animaux de tous pays intervinrent et firent pression pour que G.H Vargas soit discrédité et exclus à l'avenir de toute exposition en Europe.


G.H Vargas ripostera à l'annonce de cette forte mobilisation : "Je ne me soucie pas de cette pétition et je ne demanderai pas pardon. Je représenterai mon pays de manière heureuse et avec orgueil"  Il ajoutera: "Toute cette agitation autour de ce chien est pure hypocrisie si l'on considère que de toute façon, comme des milliers d'autres comme lui, il serait mort de toute façon dans la rue."


Dans le même temps, Monsieur Franco Frattini Le vice-président de la Commission Européenne envoya une lettre aux médias, demandant que désormais l'Europe n'accueille plus dans ses manifestations artistiques. Guillermo Vargas.


OIPA, l'association de protection animale italienne affirma que cette forte mobilisation avait eu pour effet immédiat que G.H Vargas, dans un premier temps, présente des excuses publiques et déclare ne plus considérer son odieuse mise en scène comme une "oeuvre d'art".

Il s'engagea également à ne plus réitérer une action du même ordre.


Il y eut pourtant des réactions surprenantes dont celle de Juanita Bermudez, la Ministre de la Culture de Costa Rica qui affirma ne pas pouvoir intervenir dans l'affaire G.H Vargas parce qu'il ne représentait pas le pays lors de la "Bienal"… Elle tenta d'apaiser notre indignation en ajoutant que le chien n'était  pas mort  à l'intérieur, mais parcequ'il  s'était échappé...


G.H Vargas se manifesta et traita la Ministre de la Culture de Costa Rica, de menteuse, il affirma que "son oeuvre s'est accomplie jusqu'au bout."





La rumeur dit que jamais G.H Vargas n'a été écarté d'une exposition depuis lors.