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L'Adieu à Franska 

  

Elle n’embêtera plus les éleveurs….


Elle a rejoint Palouma, qui aurait trouvé la mort le 25 août 2006, dans une chute, au bas d'une barre rocheuse

Il y a juste un an, à quelques jours de différence….


Franska, elle, s’approchait trop de l’homme…...

Et puis elle mangeait

C’est ennuyeux un animal qui mange ce qui est destiné à rapporter de l’argent à l’homme

On dit : « ça fait un manque à gagner ».


Morte, elle ne manquera qu’à ceux qui aiment les animaux, vivants, même "dangereux", et libres.


Les brebis dans les Pyrénées ne sont pas gardées, dans l'ensemble. Il suffit de faire de la randonnée pour les voir, sans berger, sans chien

Trop compliqué, il vaut mieux faire montagne rase de la faune sauvage….

Plus de prédateurs, plus de complications.

Un monde à l’image de l’homme du XXIème siècle, industrialisé, sans imagination, sans poésie, robotisé.


Et puis, un jour, on fera naître des oursons, en captivité, par insémination artificielle, pour repeupler les montagnes, comme on le fait pour d’autres espèces menacées, avec un succès aléatoire….

Pas pour l’amour des animaux, non, mais parce qu’on aura enfin compris que, sans eux, c’est la nature entière qui meurt, et l’homme, aussi, bien sûr.


Mais ce sera trop tard, c’est le pire des scénarios, il n’y a pas de remake possible.


Il faudrait cesser de vivre à court terme, c’est un luxe que nous n’avons plus. Nous vivons sur le capital des générations à venir et que leur restera-t-il ?.


Alors, Franska, tu n’auras pas été appréciée, beaucoup souhaitaient ta mort dans ces montagnes où seule la nourriture humaine peut croître tranquille, jusqu’à l’heure de l’abattoir.

Parce que le brave berger avec son agneau sur les épaules, il ne le protège pas de la mort pour la joie de le voir grandir, se reproduire et vivre heureux, il ne voit en lui qu’un produit.

Mais il ne le partage pas avec l’animal sauvage, il le garde jalousement.


As-tu traversé cette route parce que tu étais effrayée ? Etait-ce pour fuir les estives réservées au bétail ? Nous ne le saurons sans doute jamais….


Sur les cinq ours lâchés dans les Pyrénées en 2006, un an après, il n’en reste que trois.

Avant leur arrivée, il y en avait une quinzaine.


Pas de quoi pavoiser, messieurs des éleveurs, vous n’êtes pas un exemple… Il suffit de sortir de votre univers et de parler avec d’autres personnes, vous constaterez que vous n’êtes pas appréciés dans votre détermination à vouloir supprimer tout ce qui vit en dehors de vous et de vos bêtes.






Ces mêmes bêtes que vous conduirez, elles aussi, à la mort.




ilios, le 11 août 2007